Y’a qu’à demander

Posted: 28 mai 2012 in Non classé

J’annonçais, vendredi dernier, que j’étais sur le point de partir en week end “reconstitutif” (pas sûr que l’adjectif s’emploie dans ce cas de figure particulier, mais on va faire comme si, hein). Avec mes camarades associatifs, nous avions rendez-vous dans un petit village pour mettre un peu d’animation et accessoirement parler d’histoire militaire et de civilisation romaine.

Souvent, reconnaissons-le, la reconstitution ça se termine en grosse teuf le soir. On se couche tard, très tard, on se lève avec le soleil, donc on dort peu, trop peu, et mal, très mal. Ce n’est qu’un aspect de la chose, car avant d’arriver à la soirée, il y a la journée à se farcir. Et là, c’est une autre paire de manches.

Ce week end n’a pas échappé à la règle intangible du “dans les petits villages de France (et dans les villes aussi) y’a des boulets”. Nous, on est là, on fait de la reconstitution, on se fait chier à porter des cottes de mailles, des casques, des boucliers, des glaives, et y’a toujours un comique pour nous sortir une vanne très… non, je ne donnerai pas de qualificatif.

On fait une marche dans les rues du bled, en tenue, à l’occasion de la brocante locale (histoire d’attirer le public sur le champ de manoeuvre, hein, pas pour faire nos courses), évidemment y’a toujours un farceur pour nous lancer un “Ave César ! Ah ah ah !!!”. Ouais, pas mieux. Ah si, y’a cette réplique aussi, grand classique, fruit d’un chauvinisme cocardier légèrement abusif : “Eh les Romains, faut pas aller par là, y’a Obélix ! Wouah wouah wouah !” (cette onomatopée désigne le rire d’un gars qui se croit très drôle et qui est même très fier d’avoir fait preuve d’un trait d’esprit qui restera à n’en pas douter très profondément dans ses annales).

Bref. Passons. Heureusement tous les gens ne sont pas comme ça. J’ai eu l’occasion de taper la discute avec quelques personnes tout à fait charmantes qui se sont montrées intéressées (pas par moi, mais plutôt par mon discours… Quoique… Y’en a peut-être une qui est venue… juste pour me voir. J’en suis pas certain mais c’est une possibilité qui figure dans l’évantail). C’est un peu pour ça aussi qu’on mouille la tunique.

J’avais fait le rêve un peu fou, vendredi dernier, de me lever ce lundi matin pour aller faire un tour en brocante. Euhhhhh à la réflexion, non. C’est ce que m’ont chanté en choeur tous mes muscles de mon corps. A bobo, Lolo. Fatigué, Lolo.

Allez pour finir, une petite photo qui m’a été demandée par une admiratrice (ouais, j’en ai trouvé une !!!).

Photo ancienne, qui date de 2009, prise à Vindolanda, à quelques encablures du Mur d’Hadrien. Mais c’est la seule présentable que j’aie trouvée répondant aux critères qui m’étaient demandés.

J’en rêve aussi

Posted: 25 mai 2012 in Non classé

Ca n’aura pas échappé à la brillante sagacité de mon lectorat, il est flagrant que je me fais très discret ces derniers temps.

C’est cyclique, il m’arrive souvent, disons régulièrement, de connaître des passages à vide, de véritables traversées du désert. Le moral n’est pourtant pas mauvais, il fait beau dehors, je n’ai aucune raison de sombrer dans la grinchitude.

Mais voilà, depuis une bonne semaine maintenant, je n’ai vraiment pas envie d’écrire, et quand bien même je l’aurais chevillée au corps, cette envie, rien ne sort de ma caboche. Il trotte toujours deux-trois petites choses là haut, évidemment, mais certaines pensées ne gagnent pas à être extériorisées.

Ce week end, petite sortie au programme avec l’asso, nous allons planter le campement de la Secunda Nerviorum en plein champ, dans la cambrousse profonde, au fin fond du cambrésis. 25° annoncés, pas un nuage en vue, ça va chauffer sous les casques… Je doute de ramener de cette escapade la moindre anecdote croustillante, enfin, on verra bien.

Quant au rapport entre ces quelques lignes et le titre, le voici : Coldplay.

J’adore ce groupe, et ce titre, entre autres.

Paradise

 

 

 

Il a osé

Posted: 17 mai 2012 in Non classé

Même moi je l’aurais pas fait, c’est vous dire.

Avant de vous dévoiler de quoi il s’agit exactement, car à ce stade du récit vous ne pouvez résolument pas le savoir, tout au plus vous est-il permis d’émettre de très hasardeuses conjectures, quelques prolégomènes.

Ce matin, jour férié rimait, une fois n’est pas coutume (une fois n’est plus coutume devrais-je dire, car il fut en temps, que les moins de 20 ans peuvent tout à fait connaître, où je me levais aux aurores tous les week ends) avec brocante. Oui je sais ça ne rime pas exactement, mais merde, laissez moi raconter à ma façon.

J’avais repéré un petit “vide-grenier”, d’un gabarit honnête, 350 exposants, à une trentaine de kilomètres de chez moi, distance relativement raisonnable. Ayant été particulièrement frustré depuis le début de la saison, la faute à une météo, bon, je développe pas, tout le monde voit de quoi je parle, j’avais décidé d’y aller, quitte à perdre une heure de grasse matinée.

Après m’être péniblement levé vers 8h30 (horaire complètement aberrant pour tout chineur qui se respecte, j’en conviens), après m’être douché, avoir déjeuné et programmé mon GPS (dont l’intérêt en l’occurrence est d’optimiser le temps de parcours, mon timing étant serré puisque j’étais invité à manger chez un poto le midi, et j’ai horreur d’arriver en retard), je sors de chez moi et j’arrive dans le vestibule. Je fais quelques pas vers la porte qui donne sur l’extérieur, une porte vitrée. Là, je tombe nez à nez avec ma voisine du dessus. Mais ô surprise, complètement perdue dans ses pensées et des courses plein les bras, elle, elle ne me voit absolument pas. Et là, l’expression “tomber nez à nez” prend toute sa signification. Non, je ne lui ai pas mis un coup de boule. Mais elle ne s’est rendu compte de ma présence que quand je lui ai ouvert la porte alors même que sa main était posée sur la poignée. Quel plaisir sadique… J’avoue que je me suis délecté quand elle a quelque peu sursauté en m’aperçevant. Enfin bref. C’était ma presque BA du jour.

Une fois arrivé sur place, j’ai fait mon petit tour, tranquillou. Chemin faisant, le regard absorbé par un étal haut en couleurs (à moins que ce ne fut par cette jolie blonde qui venait de me dépasser ?), je fus sorti de ma concentration toute relative par une vanne lancée derrière moi par un exposant à une dame passant devant son stand… “Vous avez eu une promotion madame ? Vous êtes passée cadre ?” Ouah ah ah (rire gras)

Naaaaaaaaaaaaannnnnnnn !!!

Il a pas osé ???

Mais si… Il l’a fait.

Quand je me suis retourné, j’ai vu une dame qui se baladait avec un cadre autour du cou.

Excusez-le, hein.

 

 

Hallucination auditive ?

Posted: 16 mai 2012 in Non classé

Vous avez déjà dû noter, chers ami(e)s inconditionnel(le)s de ce blog, que je tiens souvent mes inspirations des petits riens de la vie quotidienne. Car enfin, il n’y a que ça de vrai, j’en suis convaincu en tout cas.

On ne compte plus mes billets ayant pour point de départ (pour prétexte, puis-je même dire) une petite bricole totalement insignifiante.

Cela faisait plusieurs jours que je me noyais dans une routine gluante. Vraiment que dalle à se mettre sous la dent. A part un peu de résine… Oui, ce matin, je suis allé chez le dentiste pour remplacer le plombage d’une dent que j’avais perdu, mais ne fuyez pas, je ne vais pas ici vous narrer avec force détails mon passage sur le fauteuil ni le défilé d’instruments bizarroïdes dans ma bouche ; je suis à court d’idée c’est vrai, mais pas à ce point là. Mais c’est justement en sortant du cabinet dentaire que j’ai vécu l’anecdote que je m’en vais vous rapporter. Le rendez-vous n’ayant pas duré plus de 20 minutes, à mon heureuse surprise, il s’est trouvé que j’ai eu le temps d’aller faire quelques courses au Carrouf market du coin.

Ahhhhh… Les courses !!! Je les déteste, et je les adore. Aujourd’hui, je n’avais pas grand chose à acheter, juste de quoi finir la semaine. J’effectue donc mes petites emplettes, je déambule dans les rayons à la recherche de l’idée géniale : qu’est-ce que je vais bien pouvoir manger demain ? Voilà voilà, je me promène, je remplis mon sac, et je me dirige fort logiquement vers la caisse. Une seule cliente devant moi, qui était en train de payer. Super, je ne vais pas attendre deux plombes. Je dépose mes quelques articles sur le tapis et attends bien sagement mon tour.  Soudain, une dame arrive derrière moi et me demande gentiment de la laisser passer. Elle voulait simplement sortir, elle n’avait rien acheté.

[Je réponds par anticipation à une question que vous vous posez certainement (du moins je le suppute) : pourquoi n'est-elle pas passée par la "sortie sans achats" ? Eh ben, j'en sais rien, mais je sais qu'il n'y a pas de sortie sans achats dans ce magasin. Donc finalement tout s'explique. Voilà voilà, fin de cette digression dont j'aurais très largement pu me passer. Retour au récit :]

Je me serre légèrement contre le tapis pour laisser passer madame, qui me remercie d’un petit sourire. Elle interpelle l’hôtesse de caisse pour expliquer la raison de son geste (fin bon, je pense bien qu’elle aurait compris, la bougresse, même sans explication). Et c’est là, précisément là, à cet instant, qu’il s’est passé ce que je tenais à vous confier. J’ai cru entendre quelque chose. Vous voulez savoir ce que j’ai cru entendre ? Ben je vais vous le dire (spéciale dédicace pour toi, Nico… Bisous à Carlita) :

“Je suis BRONZEE, mais j’ai rien pris”.

Euhhhhhhhhhhhhhhh…

Alors…

Voyons voir…

C’est vrai que le FN est arrivé en tête au premier tour des présidentielles dans ma commune… Mais merde, quand même…

Je cherche désespérément depuis ce matin avec quel mot j’aurais pu confondre “bronzée”. Car je suis certain d’avoir bien entendu le début et la fin de la phrase. Pressée ? Désolée ? Nan, je vois pas.

Perplexité, j’écris ton nom…

PS : si je recroise cette dame, je lui suggérerai d’arrêter les UV.

 

Petit tour à Tours

Posted: 11 mai 2012 in Non classé

Joie, bonheur, allégresse, j’ai eu l’opportunité d’assister cette semaine à un colloque.

Ca faisait un bail, dites donc. J’avais presque oublié ces ambiances si particulières, ces intervenants pour certains totalement coincés et stressés par l’enjeu, pour d’autres carrément décomplexés et à l’aise en toutes circonstances. Et que dire des bavards à qui on a pourtant dit, rappelé et re-répéter qu’ils disposent de 20 minutes, pas plus, mais qui ont à peine terminé la première partie de leur introduction à la fin du temps imparti… C’est con, ton diaporama avec 78  diapos, ben va falloir le passer très très vite, surtout les 75 dernières… Je suis mauvaise langue, et la critique est aisée, j’en conviens, surtout quand comme moi on n’est qu’un auditeur bien calé dans son siège. Enfin bref, l’objectif avoué de ce billet n’est pas de faire une étude sociologique. Je n’en ai pas les compétences (c’est à dire qu’après avoir assisté à de si brillantes communications, c’est dit sans aucune ironie, je me sens tout petit malgré mon mètre quatre-vingt-treize).

Cette immersion dans la Culture m’a replongé dans mes dernières années de fac, séquence nostalgico-émotionnelle…

N’ayez crainte je ne vais pas ici vous faire le résumé des débats, sous peine de vous perdre à jamais, fidèles lectrices et lecteurs. Nan mais sérieux, je ne pense pas que l’archéologie soit votre tasse de thé. Et pi en plus comme j’ai pas tout bien compris, je voudrais pas dire de conneries non plus.

Ce qui est bien avec les colloques, c’est qu’ils sont souvent organisés dans des sites sympahiques et quelque peu exotiques, pour un habitant du Grand Nord, s’entend. En l’occurrence, il nous a fallu, à mes collègues et à moi, nous déplacer à Tours. Ahhhhhhh je ne connaissais pas cette ville, et je dois dire qu’elle est très mignonne, et y’a de la vie le soir dans le centre historique… Pour vous dire j’y ai même croisé Jean-Luc Lahaye en personne. Truc de ouf. J’étais à deux doigts d’aller lui demander un autographe, mais heureusement je me suis ressaisi à temps. Putain la honte, quoi.

Nous avons également eu le plaisir de nous rendre à Chinon, c’est trop trop choupinet… Surtout le petit resto où on a mangé le soir, qui se trouve dans une cave, aménagée dans une ancienne carrière située sous la forteresse de Chinon. Très pittoresque, vraiment. Un peu frais et humide, certes. Mais comme il faisait plutôt chaud et lourd hier soir en Touraine, c’était pas si désagréable, au final.

Vous me croirez si vous voulez, mais une des participantes au colloque était (à mon sens du moins) le sosie de Marie Druker, en moins brune. J’ai essayé de taper la discute, un brin de causette quoi, elle m’a mis un vent. M’en fous je préfère Anne-Sophie Lapix.

Voilà voilà. 

 

Un drôle de pestacle

Posted: 7 mai 2012 in Non classé

Quelle merveilleuse source d’inspiration dans la vie d’un blogueur que le voisinage…

J’ai déjà connu des voisins de palier qui bouffaient leurs animaux de compagnie, d’autres (leurs successeurs sur le même palier) qui avaient fait de la petite cour intérieure de notre maison un véritable dépotoir pour immondices en tous genres, et aussi une voisine d’en face qui insultait les quidams ayant le malheur de passer devant sa porte.

Ce soir j’ai découvert un nouveau specimen, inconnu au bataillon jusqu’à aujourd’hui.

Tout à l’heure, vers 19h15, alors que je m’affairais en cuisine pour préparer mon souper, mon regard fut soudain happé par une vision tout à fait inhabituelle. Par la fenêtre de ma cuisine, j’aperçus, sur la façade de la maison située de l’autre côté de la rue, une jeune fille appuyée sur le rebord d’une fenêtre. Elle nettoyait le dit rebord. Je ne l’avais jamais vue, la bougresse. Bref. Rien de bouleversant, à proprement parler. Vers 19h30, alors que mes préparatifs avançaient bon train, je levai distraitement les yeux vers la fenêtre d’en face. Elle était toujours là, debout sur le châssis, occupée à nettoyer les vitres. C’est alors que je remarquai qu’elle était ma foi assez mignonne, brune, longs cheveux détachés, et vêtue d’un chemisier blanc et d’un mini short en jean porté avec des collants noirs. Enfin bref. Pas de quoi non plus fouetter un chat. Mais quand même… Elle lavait cette fenêtre d’une étrange façon, en prenant des poses lascives façon Britney Spears (Britney Spears sobre, je précise, bien que ce ne soit pas son état naturel) et en tortillant du cul de manière très ostensible, et surtout en le montrant, son cul, aux quelques rares passants qui se promènent dans ma rue à cette heure là. Bizarre.

19h40, tandis que je m’apprêtais à passer à table, ma curiosité fut piquée au point de retourner faire un tour en cuisine sous un prétexte futile – oh ! J’ai oublié d’éteindre le four… – histoire de jeter un petit coup d’oeil sur la donzelle. Qui était toujours très appliquée. Mes aïeux, 30 minutes pour laver UNE fenêtre, c’est ce qu’on appelle un travail sérieux. Je remarquai cette fois la présence d’un vieux monsieur grisonnant, sur le trottoir, à quelques mètres de la donzelle toujours debout, dansant frénétiquement comme une gogo-danseuse dans une cage suspendue au dessus du bar du “Fucking blue boy”. Il avait l’air de lui parler. Ca, fallait s’y attendre. Elle a un peu tout tenté pour se faire remarquer.  

20h05, après m’être copieusement sustenté et m’être diverti en regardant un de mes programmes préférés (les Guignols de l’info, pour ne pas les nommer), je m’en retournai en cuisine pour faire ma petite vaisselle (un des grands moments dans la journée d’un célibataire qui n’a pas de lave-vaisselle). Elle était encore là. Et oh !!! surprise, le vieux monsieur était encore là. Mais cette fois, appuyé sur le mur, à quelques dizaines de centimètres de la donzelle. Vous imaginez bien que les hypothèses les plus folles m’ont traversé l’esprit. Je ne citerai ici que les plus plausiblement crédibles :

1. Un bordel vient d’ouvrir en face de chez moi, les fenêtres du rez-de-chaussée servent de cadre idéal pour les séances de peep show. Le monsieur grisonnant c’est le plus vieux maquereau du canton et la donzelle débarque de la campagne ukrainienne.

2. La nana que j’ai vue est une Cosette des temps modernes. Le monsieur c’est son vilain vilain patron qui les fait bosser jusqu’à pas d’heure et qui la surveille en plus.

3. La nana que j’ai vue a décidé de faire le buzz, ou alors c’est une nympho (les deux ne sont pas incompatibles, vous en conviendrez). Hélas il faudrait que je lui dise qu’elle n’a pas forcément choisi le meilleur endroit ni le meilleur moment. Cette dernière hypothèse me paraît toutefois la moins convaincante, car j’avoue ne pas avoir d’explication à fournir quant à la présence du vieux monsieur grisonnant. Dire qu’il était là pour mater me semble abusif.  

A l’heure où je vous parle, elle a quitté son perchoir.

On verra si elle reviendra demain, et dans quelles dispositions…

PS : la façade compte pas moins de 8 fenêtres. Elle va y passer la journée, sans problème.

 

 

A qui le (2ème) tour ?

Posted: 6 mai 2012 in Non classé

Voilà, c’est fait, la France a un nouveau président.

Je ne m’en cache pas, j’ai voté pour lui. Ce n’est pas que j’exècrais son adversaire, non. J’ai voté sans arme, ni haine ni violence. Blagues et railleries à part, cette fonction ultime n’est pas la plus enviable. L’exercice du pouvoir est d’une complexité et d’un poids que le commun des citoyens ne soupçonne ou ne comprend pas. Par conséquent je ne jette pas la pierre au sortant, et souhaite bien du plaisir à son successeur.

En résumé, ”on est pôôô dans la merde…”

Ce que j’aime dans les soirées électorales, ce sont les interviews des représentants des partis, après l’annonce des résultats. Souvent très édifiantes. Les vainqueurs sont (faussement ?) modestes, les vaincus font des têtes d’enterrement et sont d’une gravité digne de celle affichée par Bree Van de Kamp dans l’épisode le plus dramatique de Desperate Housewives.

Mais ce soir – du moins à l’heure où j’écris – ce qui m’a le plus intéressé ce fut le discours du président sortant. Il a été à la hauteur (sans mauvais jeu de mot bien sûr) de l’événement. Il n’est pas si simple de tirer sa révérence avec panache. Je ne tiens donc pas à futiger ses propos, mais plutôt le comportement de ses fans, de ses groupies devrais-je dire. J’ai été sidéré de voir fleurir dans l’assistance des :

(Nan mais sérieux !!! On est où là ?)

L’indiscipline des disciples s’est surtout manifestée en fait par des cris stridents et des voix de crécelle. Je dis pas, on peut manifester son soutien à son favori. Mais si c’est pour dire “on t’aiiiiiiiiiiiiiime !!!” ou bien “ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis !!!” ou alors “Reeeeeeeste !” voire encore “Beearrrrrrrrrrrrreuhhhhhhhhh” (ça j’ai pas bien compris)… Autant l’écouter et le laisser parler, ce pauvre homme. Il vient de perdre son taf, un peu de respect, merde.

Et puis il y a eu aussi les images de ces jeunes filles (18, 20 ans ?), ces petites brunettes mignonnes comme tout, grimées “NS” sur les 2 joues, en larmes… C’était touchant… Jusuq’à ce qu’elles ouvrent la bouche pour distiller leur analyse politique : “Aux chiottes Hollande !!! Enculé !!!”. Humpf humpf…

Allez, on va quand même s’en réjouir… Ca veut dire qu’il y a des jeunes engagés en 2012 en France.

Comme le président tarde à faire son premier discours, je m’arrêterai ici ce soir.